26 Aug 2019
Etude sur parachat Réé

REE : 'ECOUTE VOIR COMME CA SENT BON'

Alors que nous avions terminé la paracha de Ekev la semaine dernière avec le terme de l’écoute 'im chamoa tichmeou' dans le passage lu quotidiennement, celle de cette semaine débute avec un mot exprimant la vision : « ראה : Voyez que je place face à vous en ce jour d’un côté la bénédiction, de l’autre la malédiction ».

Les commentaires s’interrogent sur l’emploi de ce terme de ‘voyez’. Le Or Ha’haïm entre autres explique que Moché dit au peuple de le regarder lui en illustration de son propos. Car Moché Rabbénou avait atteint la perfection aussi bien au niveau matériel (le commentaire cite les sources où il est marqué que Moché était grand, fort, riche et avec le titre de roi..) que spirituel méritant d’être l’unique homme à avoir parlé à D-ieu directement (Nombres 12,10). Le Maître dit donc aux enfants d’Israël dans son ultime discours : « Vous avez devant vous l’exemple concret de la réussite lorsque l’on s’attache à Hachem, que l’on suit Ses voies ».

Le midrach compare cela à une vieille personne qui se tient au carrefour de deux chemins, l’un qui est au début semé de ronces mais se terminant sans embûches et l’autre agréable dans sa première partie mais finissant avec des épines. Le sage prévient les passants ; ‘prenez le premier chemin pour finir votre route en toute tranquillité’…(Tan’houma sur notre Paracha 3). Ce n’est pas pour rien que cet enseignement parle d’un זקן, d’un ancien pour mettre en garde les gens car il a eu le temps au cours de sa vie d’expérimenter les différents chemins et de se rendre compte, de voir que celui qui commençait mal finissait bien et vice versa.

Notre paracha n’est pas le seul endroit de la Torah ou ce terme de ראה est employé pour exprimer cette idée de percevoir quelque chose de relativement abstrait de manière concrète.
Ainsi Itshak utilise ce terme à propos du sens de l’odorat quand il dit à son fils Yaakov venu lui solliciter les bénédictions :
'Reé réa'h beni keréa'h sadé acher berkho Hachem'-
Vois le parfum de mon fils comme une odeur champêtre bénie par D-ieu (Genèse 27,27)’.


Plus proche de notre passage, dans la Paracha de Vaet’hanan : 
'Ata aréta ladat ki Hachem ou HaElokim
…ce que les traductions bibliques rendent par ‘tu as été initié…’ mais qui signifie littéralement ‘il t’a été montré… : tu as pu constater par toi-même de visu l’unicité d’Hachem’ comme l’explique Rachi sur ce verset (Deutéronome 4,38) et comme cela ressort du verset sur le don de la Torah : 'Tout le peuple ‘virent’ les tonnerres et les éclairs..'(Exode 20,18).

Ainsi, l’utilisation du verbe voir renvoie à une perception divine, spirituelle si élevée que c’est comme si on voyait la chose physiquement.

Il y’a une discussion dans la guemara à propos d’un sujet figurant dans notre paracha, celui de la    'ir hanida'hat, la ville condamnée pour idolâtrie' (chapitre 13, 13-19) de savoir si ce cas a existé ou pas. Le premier avis pense que non car Rabbi Eliezer dit qu’il suffit qu’il y ait une seule mezouza dans la ville pour qu’elle soit sauvée. Or il ne peut exister une telle ville ne comprenant pas un seul texte sacré ; si le cas figure dans la Torah c’est uniquement pour ce qu’il peut en ressortir théoriquement de son étude ‘ Droch ve-kabel sakhar-étudie et sois en récompensé !’. Rabbi Yonathan dit lui qu’une telle ville a existé, qu’il l’a vue et qu’il s’est assis sur la colline formée après la destruction de la ville au dessus de celle ci: 'ani reitia veyachavti al tila' (traité Sanhédrin 71a).

La question qui se pose est que si R. Yonathan a vraiment vu une 
telle ville ayant subie ce jugement de destruction que vient-il ajouter en précisant ‘je me suis assis dessus’?! En fait le Maharal explique que la ville dont il est question a subi la destruction non pas de la main de l’homme mais de celle de D-ieu. R. Yonathan vient dire que pour lui ce châtiment divin correspond au cas explicité dans la Torah de la ville condamnée; il utilise donc cette expression pour indiquer que si la ville a été détruite c’était obligatoirement la conséquence des mauvaises actions de ses habitants ; pour lui qui possédait une croyance en D-ieu sans faille ce n’était pas qu’une idée mais une réalité. Comme une personne qui dirait : ‘j’ai vu une oasis et j’ai bu de son eau: ce n’était pas un mirage’.

On raconte qu’un étudiant de Yechiva est revenu un jour chez lui et on lui a demandé ce qu'il y avait appris. Il répondit : l’existence de D-ieu ! On lui rétorqua que cela était en principe du niveau de tout un chacun et lui de dire : beaucoup ‘croient’ en Hachem, moi à présent je ‘sais’ qu’Il existe !




01 Mar 2019
Vayakhel

Ramaban-Nahmanide 35, 1


ויקהל משה את כל עדת בני ישראל יכלול ''כל עדת בני ישראל'' האנשים והנשים, כי כלם התנדבו במלאכת המשכן. והנה משה אחר שצוה לאהרן והנשיאים וכל בני ישראל האנשים כל אשר דבר ה' אתו בהר סיני אחרי שבור הלוחות (לעיל לד לב), ונתן על פניו המסוה (שם פסוק לג), חזר וצוה והקהילו אליו כל העדה אנשים ונשים. ויתכן שהיה זה ביום מחרת רדתו. ואמר לכולם ענין המשכן אשר נצטוה בו מתחלה קודם שבור הלוחות, כי כיון שנתרצה להם הקב''ה ונתן לו הלוחות שניות וכרת עמו ברית חדשה שילך השם בקרבם, הנה חזרו לקדמותם ולאהבת כלולותם, ובידוע שתהיה שכינתו בתוכם כענין שצוהו תחלה, כמו שאמר (לעיל כה ח) ועשו לי מקדש ושכנתי בתוכם, ולכן צוה אותם משה עתה בכל מה שנצטוה מתחלה


La Torah au premier verset de la Paracha inclut "toute la communauté des enfants d'Israël", les hommes comme les femmes du fait que tous ont fait preuve de générosité pour le travail du Mishkan (le Tabernacle). Il se trouve donc que Moché, après avoir ordonné à Aharon, aux princes d'Israël et aux hommes tout ce que D-ieu lui avait énoncé au mont Sinaï après avoir brisé les Tables de la Loi (suite à la faute du veau d'or) et avoir mis sur son visage un voile (voir fin de la Paracha précédente, Ki Tissa), a une nouvelle fois ordonné au peuple en présence de tous, hommes et femmes. Il est possible que cela fut le lendemain de sa descente (de la montagne), énonçant à tous le sujet du Mishkan qui lui avait été ordonné (par D-ieu) au départ avant de briser les Tables; car du fait que D-ieu l'avait agréé (en pardonnant la faute du veau d'or) et lui avait donné les secondes Tables de la Loi, scellant avec lui une nouvelle alliance (stipulant que) Il marcherait en leur sein, il en résulte que les enfants d'Israël étaient revenus à leut état initial et à l'amour de leurs fiancailles (cette expression est basée sur un verset de la Bible, Jérémie 2,,2). Il était donc désormais clair que la présence divine serait parmi eux comme Il l'avait ordonné à la base comme il est dit plus haut au début de la Paracha de Terouma (Exode, 25, 8). Ainsi s'explique que c'est à ce moment que Moché leur ordonne tout ce qui lui avait été ordonné au départ.


En affirmant ainsi que le Michkan avait été ordonné avant la faute du veau d'or, Nahamanide se démarque d'autres commentateurs qui pensent que le Michkan ne fut ordonné qu'après. Voir le commentaire de Rachi dans Ki Tissa, chapitre 31, verset 18. Ce point est lié à la question de savoir si le Michkan aurait été nécessaire s'il n'y avait pas eu la faute du veau d'or.





24 Feb 2019
Etude sur Ki Tissa: Les prières de Moché et la chronologie du texte de la Paracha


Shemot 32, 11-14

יא וַיְחַל מֹשֶׁה, אֶת-פְּנֵי יְהוָה אֱלֹהָיו; וַיֹּאמֶר, לָמָה יְהוָה יֶחֱרֶה אַפְּךָ בְּעַמֶּךָ, אֲשֶׁר הוֹצֵאתָ מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם, בְּכֹחַ גָּדוֹל וּבְיָד חֲזָקָה.יב לָמָּה יֹאמְרוּ מִצְרַיִם לֵאמֹר, בְּרָעָה הוֹצִיאָם לַהֲרֹג אֹתָם בֶּהָרִים, וּלְכַלֹּתָם, מֵעַל פְּנֵי הָאֲדָמָה; שׁוּב מֵחֲרוֹן אַפֶּךָ, וְהִנָּחֵם עַל-הָרָעָה לְעַמֶּךָיג זְכֹר לְאַבְרָהָם לְיִצְחָק וּלְיִשְׂרָאֵל עֲבָדֶיךָ, אֲשֶׁר נִשְׁבַּעְתָּ לָהֶם בָּךְ, וַתְּדַבֵּר אֲלֵהֶם, אַרְבֶּה אֶת-זַרְעֲכֶם כְּכוֹכְבֵי הַשָּׁמָיִם; וְכָל-הָאָרֶץ הַזֹּאת אֲשֶׁר אָמַרְתִּי, אֶתֵּן לְזַרְעֲכֶם, וְנָחֲלוּ, לְעֹלָםיד וַיִּנָּחֶםיְהוָה, עַל-הָרָעָה, אֲשֶׁר דִּבֶּר לַעֲשׂוֹת לְעַמּו

11 Mais Moïse implora l'Éternel son Dieu, en disant:"Pourquoi, Seigneur, ton courroux menace-t-il ton peuple, que tu as tiré du pays d'Égypte avec une si grande force et d'une main si puissante? 12 Faut-il que les Égyptiens disent: ‘C'est pour leur malheur qu'il les a emmenés, pour les faire périr dans les montagnes et les anéantir de dessus la face de la terre!’ Reviens de ton irritation et révoque la calamité qui menace ton peuple. 13 Souviens-toi d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, tes serviteurs, à qui tu as juré par toi-même leur disant: Je ferai votre postérité aussi nombreuse que les étoiles du ciel; et tout ce pays que j'ai désigné, je le donnerai à votre postérité, qui le possédera pour jamais!"14 L'Éternel révoqua le malheur qu'il avait voulu, infliger à son peuple. 


Le moment où cette prière de Moché demandant le pardon pour la faute du veau d'or a été énoncée est sujette à discussion. Seront exposés ici les avis du Ibn Ezra et de Nahamanide.


L'AVIS DU IBN EZRA

Selon le Ibn Ezra 32,11 ד''ה ויחל, celle ci n'aura pas pu être dite à l'endroit où elle est écrite, c'est à dire avant que Moché ne redescende de la montagne pour détruire le veau d'or. Seulement que, ainsi que le rapporte Rachi 32,10 d'après le midrash,     D-ieu dit à Moché "ועתה הניחה לי- A présent laisse moi" alors que Moché ne lui a encore rien dit. En fait cela était pour lui signifier qu'il devait prier pour empêcher la punition destructrice. Cependant, dit le Ibn Ezra ce n'est pas à ce moment que Moché l'a fait, il a invoqué la miséricorde divine ensuite, lorsqu'il est remonté sur la montagne après avoir veillé à éliminer les traces de l'idolâterie.

Le Ibn Ezra s'appuie sur la Paracha de Ekev, au livre de Devarim chapitre 9, où Moché rappelle au peuple ses erreurs.

כה וָאֶתְנַפַּל לִפְנֵי יְהוָה, אֵת אַרְבָּעִים הַיּוֹם וְאֶת-אַרְבָּעִים הַלַּיְלָה--אֲשֶׁר הִתְנַפָּלְתִּי: כִּי-אָמַר יְהוָה, לְהַשְׁמִיד אֶתְכֶםכו וָאֶתְפַּלֵּל אֶל-יְהוָה, וָאֹמַר, אֲדֹנָי יְהוִה אַל-תַּשְׁחֵת עַמְּךָ וְנַחֲלָתְךָ, אֲשֶׁר פָּדִיתָ בְּגָדְלֶךָ--אֲשֶׁר-הוֹצֵאתָ מִמִּצְרַיִם, בְּיָד חֲזָקָהכז זְכֹר, לַעֲבָדֶיךָ--לְאַבְרָהָם לְיִצְחָק, וּלְיַעֲקֹב: אַל-תֵּפֶן, אֶל-קְשִׁי הָעָם הַזֶּה,וְאֶל-רִשְׁעוֹ,וְאֶל-חַטָּאתוֹ

25 Je restai donc prosterné devant le Seigneur pendant les quarante jours et les quarante nuits que j'ai dit, car le Seigneur menaçait de vous anéantir, 26 et j'implorai le Seigneur, et je dis: "Seigneur-Elohim! N'extermine pas ton peuple, ton héritage, que tu as sauvé par ta puissance, que tu as, d'une invincible main, fait sortir de l'Egypte! 27 Souviens-toi de tes serviteurs, d'Abraham, d'Isaac et de Jacob; ne considère pas l'insoumission de ce peuple, sa perversité ni sa faute, 28 de peur qu'on ne dise, dans ce pays d'où tu nous as fait sortir: "C'est que l'Éternel n'avait pas le pouvoir de les introduire dans le pays qu'il leur avait promis; ou bien, par haine pour eux, il les a fait sortir d'ici pour les immoler dans le désert." 

Ce texte reprend de manière un peu différente les thèmes de la Tefila de Moché dans Ki Tissa évoquée plus haut. Or, Il ressort que les quarante jours évoqués dans le verset 25 précité  sont ceux qui ont eu lieu depuis le  19  tamouz jusqu'au 1er jour de elloul (Voir Rachi dans Ki Tissa, Chemot 33,11 ד''ה ושב אל המחנה). Il en résulte donc que cette prière où Moché plaide par les deux arguments, ce que diraient les Egyptiens si le peuple était puni de manière radicale et le mérite des Patriarches, a été dite après les premiers quarante jours où Moché était monté pour recevoir les premières tables. Le fait que cette prière ne soit pas placée au bon endroit chronologique ne pose pas problème selon le principe connu de "אין מוקדם ומאוחר בתורה- Il n'y a pas d'ordre chronologique dans l'ordonnancement des textes de la Torah".


L'AVIS DE NAHMANIDE

Le Ramban- Nahmanide sur Ki Tissa, Chemot 32, 11, va lui selon l'idée que l'on évite au mieux d'interpréter l'ordonnancement des textes selon ce principe de non-chronologie. S'il y  a possibilité de dire que le texte est placé dans l'ordre des événements on privilégie cette hypothèse. 

D'autant plus que nous lisons un peu plus loin dans la Paracha 32,30 

ל וַיְהִי, מִמָּחֳרָת, וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה אֶל-הָעָם, אַתֶּם חֲטָאתֶם חֲטָאָה גְדֹלָה; וְעַתָּה אֶעֱלֶה אֶל-יְהוָה, אוּלַי אֲכַפְּרָה בְּעַד חַטַּאתְכֶםלא וַיָּשָׁב מֹשֶׁה אֶל-יְהוָה, וַיֹּאמַר: אָנָּא, חָטָא הָעָם הַזֶּה חֲטָאָה גְדֹלָה, וַיַּעֲשׂוּ לָהֶם, אֱלֹהֵי זָהָבלב וְעַתָּה, אִם-תִּשָּׂא חַטָּאתָם; וְאִם-אַיִן--מְחֵנִי נָא, מִסִּפְרְךָ אֲשֶׁר כָּתָבְתָּ

30 Puis le lendemain, Moïse dit au peuple: "Pour vous, vous avez commis un grand péché! Et maintenant, je vais monter vers le Seigneur, peut-être obtiendrai-je grâce pour votre péché." 31 Moïse retourna vers le Seigneur et dit: "Hélas! Ce peuple est coupable d'un grand péché, ils se sont fait un dieu d'or; 32 et pourtant, si tu voulais pardonner à leur faute!... Sinon efface-moi du livre que tu as écrit."


Ici est évoquée la Tefila de Moché lorsqu’il monte sur la montagne une seconde fois après avoir détruit le veau d’or. Dit le Ramban, si la première prière avait été énoncée à ce moment là, les deux textes auraient du être mis ensemble. Pourquoi la Torah aurait-elle divisé la prière de Moché en plaçant les deux parties chacune à un endroit différent ? Autrement dit, il y a une limite au principe du non respect de la chronologie; que deux épisodes distincts ne soient pas placés dans l'ordre auquel ils se sont produits soit, que des paroles de prière ayant été dites en même temps soient séparés dans le texte non.                                                                                                                                              

Le Ramban doit cependant expliquer son avis selon le texte de Devarim précité sur lequel s’appuie le Ibn Ezra. Il résout la question en disant que là bas, Moché évoque la prière qu’il avait faite auparavant de cette manière : " Il a fallu que je prie durant quarante jours et quarante nuits car auparavant, lorsque j'étais sur la montagne pour la première fois, Hachem avait énoncé à votre encontre une punition radicale et que j’avais du intervenir à ce moment là pour éviter la catastrophe (cependant, il me fallait encore remonter sur la montagne pour prier durant quarante jours car  votre faute n'avait pas encore été réellement  pardonnée)". La seconde prière n’est pas évoquée, dit Ramban, car même dans Ki Tissa elle n’est faite qu’en substance à 32, 32 : « Et maintenant, veuille pardonner leur faute... », la Torah n’aurait pu l’écrire entièrement car "Comment pourrait-on rendre compte de toutes les supplications et demandes que Moché a pu faire pendant quarante jours ?!".




14 Jan 2019
BECHALAH

Etude sur la Paracha de Bachala'h

לעילוי נשמת רבי אברהם בן יצחק


Dans la Paracha de la semaine Bechalah, à propos du passage de la Mer rouge, chapitre 14, verset 29 le Daat Zekénim écrit :


והמים להם חמה L’eau fut pour eux une muraille:

'חמה חסר כתיב לפי שבתחלה נתמלא הים חמה עליהם'                                      

Le mot muraille est écrit sans le ‘vav’, le commentaire en apprend qu’il y a la possibilité de ne pas lire le mot selon son sens littéral חֹמָה-muraille mais חֵמָה-colère "La mer s'est remplie de colère contre eux' dit le Daat Zekénim. Ce commentaire n’explique les raisons de la colère. Le Baal Hatourim parle d’une statue qu’un dénommé Mikha avait avec lui et qui aurait provoqué ce courroux.


Dans le Yalyout Chimoni, Chemot 234, il est rapporté ainsi :


והמים להם חומה שירד סמאל ואמר לפניו רבונו של עולם לא עבדו ישראל עבודה זרה במצרים ואתה" 

 עושה להם נסים. והיה משמיע קולו לשר של ים ונתמלא עליהם חמה ובקש לטבען. מיד השיב לו הקב"ה  שוטה שבעולם וכי לדעתם עבדוה והלא לא עבדוה אלא מתוך שעבוד ומתוך טרוף דעת ואתה דן שוגג 

כמזיד ואונס כרצון

L’eau fut pour eux une muraille : car l’ange Samaël descendit et dit à D-ieu : Maître du monde ! Les enfants d’Israël n’ont-ils pas pratiqué l’idolâterie en Egypte ? Pourquoi leur accomplir des miracles ? Le prince de la mer entendant cela se remplit de colère et voulut les noyer. Le Saint-Bénit-soit-Il rétorqua alors immédiatement : « imbécile  fini ! Ont-ils pratiqué cette idolâterie de leur pleine facultés mentales ? Ils ne l’ont fait que parce que leur esprit était dérangé à cause du dur esclavage qu’ils subissaient! Jugerait-tu l’involontaire comme le volontaire, le forcé comme le consentant ?!"


Cette colère aurait donc pour origine l’idolâterie. 

A ce sujet, l'on pose la question : ce n’est pas la première fois que cette phrase de "וְהַמַּ֤יִם לָהֶם֙ חֹמָ֔ה מִֽימִינָ֖ם וּמִשְּׂמֹאלָֽם, et l’eau fut pour eux une muraille à leur droite et à leur gauche" apparaît dans la Paracha? On la trouve déjà un peu plus tôt au verset 22 :

                                                 "ויבאו בני ישראל ביבשה בתוך הים והמים להם חומה מימינם ומשמאלם        Les enfants d'Israël entrèrent au milieu de la mer, dans son lit desséché, les eaux se dressant en muraille à leur droite et à leur gauche".


A la différence que cette fois le mot ‘homa- muraille est écrit avec le ‘vav’. Pourquoi cette différence avec la seconde fois où cette phrase est écrite au verset 29, sans le "vav" ?

Selon l’explication donnée plus haut, cela voudrait dire qu’il n’y avait pas de raisons à accuser le peuple d’Israël ce moment là. Pourquoi cela ?


Rabbi Simha Ha-Cohen de Dvinsk explique dans Mechekh ‘hokhma qu’entre les deux, au verset 25, il est écrit :

« וַיָּסַר אֵת אֹפַן מַרְכְּבֹתָיו וַיְנַהֲגֵהוּ בִּכְבֵדֻת וַיֹּאמֶר מִצְרַיִם אָנוּסָה מִפְּנֵי יִשְׂרָאֵל כִּי יְהוָה נִלְחָם לָהֶם בְּמִצְרָיִם- et il détacha les roues de ses chars, les faisant ainsi avancer pesamment. Alors l'Égyptien s'écria: "Fuyons devant Israël, car l'Éternel combat pour eux contre l'Égypte!"


Les Egyptiens prennent conscience de leur erreur, ils se repentent d’une certaine manière. Les commentaires disent que c’est grâce à cela que les Egyptiens ont mérité d’être enterrés comme nous l'apprenons du passage de la Chira- le chant de la Mer תִּבְלָעֵמוֹו אָרֶץ- la terre les a avalés : A ce moment là, l’accusation peut intervenir car il peut faire un parallèle entre ces derniers et les enfants d’Israël. Ceux-ci ont en effet mérité la délivrance grâce à leur repentir lors de la sortie d’Egypte. Comme nous le disons dans la Hagadda de Pessa’h les mérites qu’ils eurent furent le fait d’être entrés dans l’alliance avec le sacrifice pascal et la mila ; ce qui signifie qu’ils ne l’avaient pas fait avant (voir à ce propos le commentaire du Orah’ Hayim sur la paracha de Bo ; chapitre 12, verset 43). Après la prise de conscience égyptienne, l’ange accusateur peut donc argumenter que les enfants Israël et les Egyptiens se valent et que si les seconds ne méritent pas d’être sauvés les premiers non plus. Vient D-ieu dire que cela n’est pas comparable car l’abandon préalable des Bné Israël n’était pas de leur plein gré mais induit par leur condition.


Le Gaon de Vilna donne une autre expication à la différence entre les deux versets. Il dit que chacun correspond à une catégorie du peuple. Comme on l’a vu aux versets 10-14 du chapitre 14, selon les commentateurs, il y eut différentes réaction dans le peuple à l’approche des Egyptiens. Le midrach relatant que Na’hchon ben Aminadav s’est avancé dans l’eau avant que la mer ne s’ouvre est connu. Dit le Gaon : au premier verset, le 22, il est écrit ‘וַיָּבֹאוּ בְנֵי-יִשְׂרָאֵל בְּתוֹךְ הַיָּם, בַּיַּבָּשָׁה- Les enfants d’Israël sont venus dans la mer, sur la terre sèche’ ce qui fait référence à ceux qui comme Na’hchon sont rentrés alors qu’il y avait encore de l’eau. Tandis qu’au second verset, le 29, il est écrit וּבְנֵי יִשְׂרָאֵל הָלְכוּ בַיַּבָּשָׁה, בְּתוֹךְ הַיָּם- Les enfants d’Israël sont venus sur la terre sèche dans la mer’ ce qui renvoie à ceux qui n’ont avancé qu’une fois le miracle opéré. Contre ces derniers il est écrit par allusion avec le ‘vav’ en moins qu’il y eut une colère et une accusation possible.


Cette interprétation va dans le sens que l’accusation évoquée par le midrach serait liée à un manque de foi, chose qui ne contredit pas finalement la première explication qui la rattache à l’idolâterie.


Cependant, le verset (31) témoigne qu’à la fin le peuple dans son ensemble a cru 

    "וַיַּאֲמִינוּ, בַּה וּבְמֹשֶׁהעַבְדּוֹ Ils eurent foi en l'Éternel et en Moïse, son serviteur".





05 Jan 2019

Ceux qui seraient intéressés à entreprendre l'étude du traité Baba Metsia sont invités à aller sur la page Talmud

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16 Dec 2018
La vie de Yaakov par les Notarikon


Nous trouvons au cours des parachiot de Berechit les mots פַּסִּים ,שָׁלֵם ,מַחֲנָיִם ,עָלַי.


Le lien entre ces mots est qu'ils ont tous un  rapport, direct ou indirect, avec Yaakov. Ils sont extraits chacun d’une paracha du livre de Bereshit et sont interprétés en plus de leur sens simple par ‘Notarikon- anagramme’, dans notre cas par leurs lettres formant les initiales d’autres mots. Détaillons les.


1. Dans la paracha de Toldot, Rivka dit à Yaakov qui exprime ses craintes d’être maudit et non bénit par Itshak "עָלַי קללתך בני - Sur moi ta malédiction mon fils" (Ch. 27, V.13) Le Gaon dit qu’il est difficile d’interpréter cela au sens premier (voir le Targoum qui interprète cela comme l’expression de l’assurance de Rivka que Yaakov serait béni) mais qu’il faut le comprendre par notarikon des personnages עשו, לבן, יוסף, Esaü, Laban, Joseph dont les initales forment le mot עלי. Rivka dirait à Yaakov que ses soucis ne viendront pas là mais plus tard avec ces trois proches.


2. Le dernier mot de la paracha de Vayétsé (32,3) est "מַחֲנָיִם- Les camps", nom que Yaakov donne à l’endroit où il rencontra des anges. Le Baal Hatourim interprète par notrikon avec les initiales formant :’’מאותם חיילים נטל יעקב מלאכים- De ces soldats Yaakov a prit des émissaires’’ C’est à dire que, selon ce commentaire, les envoyés de Yaakov à Esav au début de la paracha suivante Vaychlah provenaient des ces anges que Yaakov rencontra sur son chemin du retour de chez Lavan.


3. Dans cette paracha de Vaychlah, suite à la lutte de Yaakov avec l’ange, il est marqué «וַיָּבֹא יַעֲקֹב שָׁלֵם- Yaakov arriva entier (dans le sens de complet)» (33 ,18). Le commentaire du Kli Yakar rapporte le Midrash avec le notarikon des initilaes formant "שאר, לימוד, ממון - corps, étude, argent" signifiant que Yaakov était malgré tout resté entier dans ces trois domaines.


4. פַּסִּים la tunique multicolore de Yossef, c’est bien sûr le notrikon rapporté par Rachi au début de la paracha de Vayeshev (37,3) expliquant selon le Midrash que ce mot forme les initales des personnes à qui Yossef a été vendu à cause de cette tunique : "פוטיפר ולסוחרים ולישמעאלים ולמדינים Potiphar, les marchands, les ismaélites et les Midyanites".


5. Ajoutons celui de la  paracha de cette semaine Vayehi rapporté par le Baal Hatourim. Lorsque Yaakov demande à Yossef de l’enterrer en Erets Israël, il lui dit "וְעָשִׂיתָ עִמָּדִי חֶסֶד וֶאֱמֶת- Agis envers moi avec bonté et vérité" (47,29).

Dit le Baal Hatourim : les initiales du mot אֱמֶת forment

ארון, מטה, תכריכין : cercueil, lit, habits funéraires.


Ainsi, ces notarikon jalonnent la vie de Yaakov, du début à la fin, avec ses épreuves et ses réconforts.


Cette étude est לעילוי נשמת, pour l'élévation de l'âme de  שניאור בן ליב יצחק.





12 Nov 2018
Etude Guemara sur Hanoukka


En ce mois de Kislev, Je vous propose de voir les passages de la Guemara dans Chabbat en rapport avec Hanouka. Vous pouvez aller à la page de présentation https://appli.pro/etudes-juives-levy/ et cliquez sur 'Talmud' puis sur la page du sommaire sur 'Hanouka 1'. Vous arriverez au texte de la guemara en question avec le texte présenté et un lien d'une petite vidéo explicative.






16 Sep 2018
LES KAPPAROT Explication et procédé


Explication de ce que sont les kapparot


Le texte de présentation est écrit en hébreu puis en phonétique suivi de la traduction. Ainsi les initiants pourront travailler l'ivrit.


כַּפָּרוֹת הוּא מִנְהָג יְהוּדִי עַתִּיק שֶנֵעֶרַךְ בְּעֶרֶב יוֹם הַכִּיפּוּרִים וּבְעֵת הַצוֹרֶךְ גַם בְּעֲשֶרֶת   יְמֵי תְשוּבָה

Kapparot hou minhag yehoudi atik chénéra'h be-erev yom ha-kippourim oubeet hatsore'h gam beasseret yemé techouva

Les Kapparot sont une très ancienne habitude qui se tient la veille de Yom Kippour et en cas de nécessité durant tous les dix jours de pénitence (après Roch hachanna bien sûr).

 

עַל פִּי הַמָסוֹרֶת, מְסוֹבְבִים תַּרְנְגוֹל מֵעַל רֹאשֹו שֶל כָּל יְהוּדִי וּמְבַקְשִים שֶהַתַּרְנְגוֹל יֵלֵךְ לְמִיתָה, וּתְמוּרָתוֹ יֵלֵךְ הָאָדָם לְחַיִים טוֹבִים וּלְשָלוֹם

Al pi ha-massoret, messovevim tarnegol meal rocho chel kol yehoudi ou-mevakchim ché-hatarnegol yéle'h le-mita ve-temourato yelekh ha-adame le-'hayim tovim ou-lechalom.

Traditionnellement, on fait tourner un coq (ou une poule pour les filles) au dessus de la tête de chaque juif et l'on demande que le coq aille à la mort et qu'en échange l'homme aille pour une bonne vie et pour la paix.


'לְאַחַר מִכֵן נִמְסַר הַתַרְנְגוֹל לִשְחִיטָה,וְנִיתָן לָרוֹב כִּצְדָקָה לָעַנִיִים אוֹ נִפְדֶה בְּכֶסֶף הַנִמְסָר לָעַנִיִים וְנִקְרָא 'פִּדְיוֹן כַּפָֹרוֹת

יֵש כָאֵלֶה הַמְקַיְימִים אֵת הַמִנְהָג בְּדַג אוֹ בְּכֶסֶף בִמְקוֹם תַּרְנְגוֹל

 Lea'har miken nimsar ha-tarnegol liche'hita venitan laraov ki-tsedaka la-aniyim o nifdé be-kessef hanimsar la-aniyim venikra "pidyon kapparot". Yech Kaélé hamekaymim ete haminhag be-dag o bekessef bimkom tarnegol

Ensuite, on transmet le coq pour l'égorgement qui est donné en général en charité à des pauvres et est appelé "rachat des kapparot". Certains accomplissent cette habitude avec un poisson (ne nécessitant pas d'égorgement) ou de l'argent à la place du coq 


Procédé des Kapparot


Puisque ,de nos jours, une personne faisant les kapparot chez elle le fait normalement avec de l'argent nous exposons ici comment effectuer les Kapparot par ce procédé . L'habitude est de donner la valeur d'un poulet  par personne soit 11€. Certains donnenr un montant dont la valeur numérique est positive comme 18.


On tient  l'argent des kapparot (que l'on pourra mettre dans une enveloppe) avec la main droite et on dit ces versets extraits du Psaume 107 et du Livre de Job 33 (Texte hébraïque suivi de traduction) :

בְּנֵי אָדָם יֹשְׁבֵי חֹשֶׁךְ וְצַלְמָוֶת, אֲסִירֵי עֳנִי וּבַרְזֶל: יוֹצִיאֵם מֵחֹשֶׁךְ וְצַלְמָוֶת, וּמוֹסְרוֹתֵיהֶם יְנַתֵּק: אֱוִוילִים מִדֶּרֶךְ פִּשְׁעָם, וּמֵעֲווֹנוֹתֵיהֶם יִתְעַנּוּ: כָּל אֹכֶל תְּתַעֵב נַפְשָׁם, וַיַּגִּיעוּ עַד שַׁעֲרֵי מָוֶת: וַיִּזְעֲקוּ אֶל אֲ-דֹנָי בַּצַּר לָהֶם, מִמְּצֻקוֹתֵיהֶם יוֹשִׁיעֵם: יִשְׁלַח דְּבָרוֹ וְיִרְפָּאֵם, וִימַלֵּט מִשְּׁחִיתוֹתָם: יוֹדוּ לַא-דֹנָי חַסְדּוֹ וְנִפְלְאוֹתָיו לִבְנֵי אָדָם: אִם יֵשׁ עָלָיו מַלְאָךְ מֵלִיץ, אֶחָד מִנִּי אָלֶף, לְהַגִּיד לְאָדָם יָשְׁרוֹ: וַיְחֻנֶּנּוּ, וַיאמֶר, פְּדָעֵהוּ מֵרֶדֶת שַׁחַת, מָצָאתִי כפֶר:

Hommes, demeurant dans les ténèbres et les ombres de la mort, enchaînés dans la misère et des liens de fer. Il les fera sortir des ténèbres et des ombres de la mort et fera rompre leurs liens. ceux qui se montrent insensés par leur conduite fautive, accablés par leurs fautes. Leurs âmes éprouvant du dégoût pour toute nourriture, arrivant jusqu'aux portes de la mort. Ils crient vers D-ieu dans leur détresse qui les sauvera de leurs tourments. Il enverra sa parole pour les guérir et les faire échapper de l'abîme. Qu'ils rendent grâce à D-ieu pour sa bonté, pour ses miracles en faveur des hommes. S'il est alors un ange qui intercède pour lui, un seul entre mille qui dit au sujet de homme qu'il a bien fait. Il le grâciera disant: rachète-le, j'ai trouvé de quoi le rançonner


Puis, on fait tourner l'argent des  Kapparot au dessus de sa tête en disant trois fois (texte en hébreu suivi du texte en phonétique puis de la traduction) :

זֶה חֲלִיפָתִי, זֶה תְּמוּרָתִי, זֶה כַּפָּרָתִי. זֶה הַכֶּסֶף יֵלֵךְ

 לִצְדָקָה , וַאֲנִי אֵלֵךְ לְחַיִּים טוֹבִים אֲרֻכִּים וּלְשָׁלוֹם. 

Zé 'halifati zé temourati zé kapparati, zé hakessef yele'h litsedaka vaani ékaness  veelé'h le'hayim tovim vaa roukim oulechalom

                                    Voici mon échange, voici mon remplacement, voici mon rachat. Cet argent ira à la charité et moi irai pour une bonne et longue vie et pour la paix


 


La traduction est la même que précédemment dans les cas suivants, seule la conjuguaison change

Si l'on fait les Kapparot à un garçon

זֶה חֲלִיפָתְךָ זֶה תְּמוּרָתְךָ זֶה כַּפָּרָתְךָ זֶה הַכֶּסֶף יֵלֵךְ לִצְדָקָה וְאַתָּה תִּכָּנֵס וְתֵלֵךְ לְחַיִים טוֹבִים אֲרוּכִים וּלְשָלוֹם

Zé 'halifate'ha zé kapparate'ha zé hakessef yele'h litsedaka veata tikaness le'hayim tovim arou'him oulechalom


Si l'on fait les Kapparot à une fille

 זֹאת חֲלִיפָתֵךְ זֹאת תְּמוּרָתֵךְ זֹאת כָּפָּרָתֵךְ זֶה הכֶּסֶף יֵלֵךְ לִצְדָקָה וְאַתְּ תִּכָּנְסִי לְחַיִים טוֹבִים אֲרוּכִים וּלְשָלוֹם

Zot 'halifate'h zot temourate'h zot kaparate'h zé hakessef yele'h litsedaka veat tikanessi le'hayim tovim vaarou'him oulechalom


Si l'on fait les Kapparot à une femme enceinte. On ajoutera alors une somme pour le foetus

אֵלוּ חֲלִיפוֹתֵיכֶם אֵלוּ תְּמוּרוֹתֵיכֶם אֵלוּ כַּפָּרוֹתֵיכֶם זֶה הַכֶּסֶף יֵלֵך לִצְדָקָה וְאַתֶּם תִּכָּנְסוּ וְתֵלְכוּ לְחַיִים טוֹבִים אֲרוּכִים וּלְשָלוֹם

élou 'halifotékhem élou temouratékhem élou kapparotékhem zé hakessef yele'h litsedaka veatem tikanessou vetelkhou le'hayim tovim oulechalom


Si les parisiens d'entre vous souhaiteraient  que je les dirige  pour l'adresse de leur 'pidyon Kapparot (ou même des  provinciaux via la poste)  vous pouvez m'en faire part à     l'adresse chiourim.cours@gmail.com ou au 0781672831





09 Sep 2018
Roch Hachana

......

Roch hachana est appelé dans la Torah 'Yom teroua- jour de sonnerie'. Selon le Talmud, il est appelé 'Yom hadin' jour du Jugement.  Le lien entre les deux n'est pas évident. La source biblique de ce rapport entre Roch Hachana et jugement est un verset des Psaumes: "Sonnez le Chofar à la nouvelle lune au jour fixé pour notre solennité. Car c'est une loi en Israël, une coutume en l'honneur du D-ieu de Jacob" (Tehilim 81, 4-5). Le Talmud Roch Hachana (8a et 8b) comprend le mot 'michpat' de ce dernier verset (traduit par coutume) comme 'jugement', d'où l'idée de ce jugement à Roch Hachana. Les Richonim- Rabbins médiévaux commentateurs du Talmud- développe cette idée de jugement à Roch Hachana. Ainsi le Ran explique qu'il est lié au fait que le premier homme a été créé et jugé sur sa faute à Roch Hachana.

Il est cependant interpellant que ce psaume que nous avons rapporté  commence avec les mots: "Chantez des hymnes faites retentir le tambourin etc." exprimant une grande joie. Cette injonction de se réjouir à Roch Hachana figure déjà dans la Torah. Comme le souligne le Michna Beroura 1 sur le Choulhan Arouh, lois de Roch Hachana 597, la mitsva de "vesamahta behagéha- Tu te réjouiras durant ta fête" (Devarim 16, 14) s'applique aussi à Roch Hachana. Le Hafets Haïm (auteur du Michna beroura) rapporte également le verset du livre de Néhémia 8, 10: "Allez manger des mets succulents...car ce jour est consacré à notre Seigneur, car la Joie en l'Eternel est votre force". Au début du chapitre, nous voyons qu'il s'agit du jour de Roch Hachana (cette loi de manger à Roch hachana comme un jour de fête figure dans traité Avoda zara 5, rapporté par le michna beroura 11 sur Choulhan arouh 529).    

 Il y a cependant cette restriction concernant le Hallel que nous ne disons pas à Roch Hachana car explique le Talmud Roch Hachana au nom de R. Abahou 32b: "Pourquoi Israël ne disent pas de cantiques à Roch hachana et Yom kippour ? Car serait-il possible de chanter alors que le Roi est assis sur le trône de justice...?

Cette dualité entre crainte du jugement et joie est exprimée à merveille par le commentaire du Sforno sur le verset précité de Vaikra 23, 24 "Un souvenir de sonnerie, sonnerie avec laquelle ils se réjouiront de leur Roi ...au moment où Il sera assis sur le trône du jugement...et il nous convient de nous réjouir alors encore plus du fait qu'Il est notre Roi est qu'il va faire pencher la miséricorde et nous faire mériter  le jugement comme il est marqué: 'Car D-ieu est notre juge, D-ieu est notre législateur, D-ieu est notre roi, c'est lui qui nous délivrera" (Isaïe 33, 22).

On peut donc appliquer à Roch Hachana ce qui est marqué: 

"Réjouissez vous en  D-ieu avec tremblement" (Psaumes 2, 11).  

                                                    

Cette année 5779 qui s'annonce est en hébreu התשע''ט  qui forme le verbe התעטש- éternuer. Alors à nos souhaits !




05 Sep 2018
Hébreu- Traduction


Voici un en tête d'article en hébreu du site d'information Kikar hashabbat avec sa transcription phonétique et sa traduction. Source web: https://www.kikar.co.il/abroad/289911.html


המוזיאון בברזיל עלה בלהבות - ספר התורה העתיק ניצל

ספר תורה תימני בן כ-800 שנה, שהשתייך למושל ברזילאי, הועבר לשימור במבנה אחר, ובכך ניצל מן השריפה שפקדה את המוזיאון הלאומי וכילתה פריטים נדירים ויקרי ערך 

Hamouzéone beBrésil ala beléavot- Sefer Hatorah Haatik nitsal



Sefer Torah Témani ben ke-chmoné méot channa, chéichtaye'h le-mochel brazilaï, ouavar le-chimour be-mivné a'her, oubeka'h nitsal min haseréfa chépakda et ha-mouzéone ha-leoumi vekhilta peritim nedirim veykré érekh



le MUSEE BRESILIEN EST PARTI EN FLAMMES. UN SEFER TORAH VIEUX DE 800 ANS A ETE SAUVE.


Un Sefer Torah yéménite de près de 800 ans qui appartenait à un gouverneur brésilien avait été placé en garde dans un autre bâtiment. Ainsi il fut sauvé de l’incendie qui a touché le musée national détruisant objets rares et de grandes valeurs.






20 Jul 2018
TICHA BEAV



Si je m’en réfère aux kinot ashkénazes, nous allons, le matin de Ticha Beav, voyager dans le temps et dans l’espace en zigzag. Nous passons successivement de la destruction du premier à celle du second Temple. Puis nous pleurons les 'assara harougé malkhout'- les dix grands maîtres de la Loi, martyrs de la foi torturés et exécutés par les Romains à l’époque suivant la destruction du deuxième Beth Hamikdach. Ensuite, après avoir évoqué à nouveau le brûlement de la maison de D-ieu, nous ferons un bond en Allemagne au moyen âge à l’époque des croisades. Vers la fin, au milieu des poèmes nostalgiques sur Sion de Yehouda Halévi nous rappelerons le brûlement du Talmud à Paris au 13ème siècle par l’intermédiaire de l’élégie Shaali seroufa baech de Rabbi Meir de Rottenbourg.


Si l’on suivait ce modèle, cela est bien au milieu des kinot que nous devrions évoquer la destruction du judaïsme européen par les nazis ימ"ש durant la seconde guerre mondiale. Des lamentations ont effectivement été rédigées sur cette catastrophe. Par exemple celle de Rav Wozner (grand Rav de Bné Brak décédé en 2015) intitulée  אש תוקד בקרבי dont voici des extraits d'une traduction approximative en français :


Un feu brûle en moi lorsque monte à mon esprit la destruction de ma communauté,


Des lamentations je dirai en me souvenant de mes saints, ma joie mêlée de tristesse


Les communautés saintes, étudiant ma Loi, détenteurs de Mon alliance


Détruites, brûlées, étranglées, tuées des pires manières, malheur à moi car j’ai fauté


La diaspora européenne, lieu de mes ancêtres et maîtres, à feu et à sang, source de larmes


Des millions, fiancés et fiancées, anciens et anciennes, qui me les remplacera ?


Garde toi d’oublier ce qu’a fait Amalek, le destructeur de ma congrégation


Lorsque D-ieu reconstruira ma maison et me fera revenir, je terminerai mon deuil.


Ticha beav vient pour nous rappeler qu’il manque un endroit à la présence divine, que quelque part les choses ne sont pas à leur place. L’histoire linéaire avec une chronologie d’événements bien ordonnés veut  correspondre à une évolution positive. Nous y croyons. Cependant, les étapes qui nous conduisent à la délivrance ne suivent pas toujours de logique pour nous humains. Mais c'est de ce chaos que vient l'espoir et la consolation comme l'exprime si bien l'histoire de Rabbi Akiva répondant à ses collègues: c'est parce que la prophétie de la destruction s'est réalisée que j'ai une foi entière en celle de la reconstruction. 


Vous pouvez trouver en actualité précédente une halakha traduite du jeune de ticha beav suivant chabbat.




16 Jul 2018
LOIS DU 9 AV


Nous sommes la semaine précédent le 9 av, jeune commémorant la destruction des premier et second Temples.  Voici une loi du Choulhan Arouh accompagnée d'un extrait du commentaire du Michna Beroura [textes originelles en hébreu puis traduction] concernant le jeune du 9 av lorsqu'il est repoussé au dimanche du fait qu'il tombe chabbat.



 שלחן ערוך אורח חיים תקנ''ב סעיף י

אם חל תשעה באב באחד בשבת, או שחל בשבת ונדחה לאחר השבת, אוכל בשר ושותה יין בסעודה המפסקת, ומעלה על שולחנו אפילו כסעודת שלמה בעת מלכותו. (מיהו צריך להפסיק מבעוד יום) (סמ"ק

Choulhan Arouh Orah Haim §552,10:

 Si le 9 av tombe dimanche ou bien qu'il tombe chabbat et qu'il est repoussé à dimanche, on mangera de la viande et boira du vin au repas d'avant jeune (appelé 'seoudat hamafseket') et l'on mettra même sur la table autant que le repas de Chlomo lors de sa royauté.

Note (du Rema): Cependant il faudra terminer ce repas alors qu'il fait encore jour (avant le coucher du soleil précise le Michna Beroura).


משנה ברורה: אוכל בשר ואסור למנוע ממנו. אף על גב דאין חיוב לאכול בשר בשבת, מכל מקום, כיוון שנמנע משום אֵבל, עבירה היא

 [והנה אף דכתב המחבר כסעודת שלמה, מכל מקום יֵשב בדאבון נפש, שלא ינהג בשמחה. ולכן לא ישב בסעודת חברים [מ"א

ובספר בכור שור חולק על זה, ודעתו דמי שרגיל בכל שבת לסעוד סעודה זו עם חבריו ומיודעיו, ומונע בשבת זו, הוי ליה כאבילות פרהסיא
[ולכולי עלמא מותר לאכול עם בני ביתו, ויכול לברך בזימון, כיון שהוא שבת [אליהו רבא יח

Commentaire du Michna Beroura : "On mange de la viande": Il sera interdit de s'en empêcher; bien qu'il n'y ait pas d'obligation (en général) de consommer de la viande le chabbat, en l'occurence, puisqu'il s'en empêche à cause du deuil cela sera prohibé (car considéré comme une marque extérieure de deuil interdite chabbat). Mais bien que l'auteur du Choulhan Arouh précise "Comme le repas de Chlomo" (reprenant l'expression talmudique dans Taanit 29b), il faudra cependant manger l'âme en peine et ne pas se comporter de façon joyeuse. C'est pourquoi il ne mangera pas entre amis. Ceci est l'avis du Maguen Avraham mais le Bekhor Chor n'est pas d'accord et pense qu'une personne qui à l'habitude de manger avec des amis, si elle ne le fait pas ce chabbat là, cela sera considéré comme un deuil en public (interdit chabbat). D'après tous les avis (conclut le M'B), on mangera avec les membres familiaux de sa maison et fairons avec eux le Zimoun avant le Birkat hamazon s'il y a lieu (contrairement à un 9 av qui tombe après un jour de semaine où chacun fera ce repas assis par terre séparément).



01 Jul 2018
Parachat Pinhass
במדבר פרק-כח

                                                                                                                                                                                            דעת זקנים
וביום השבת. איתא בשוחר טוב לכל המוספים לא תמצא מוסף מועט כשבת ועל דבר זה קראה שבת תגר לפני הקדוש ברוך הוא אמר לה הקב"ה הנה שזהו קרבן מוסף הראוי לך לפי שכל מעשיך כפולים שיר כפול שנא' מזמור שיר ליום השבת עונג כפול שנאמר וקראת לשבת עונג ולקדוש ה' מכובד עונשו כפול שנא' מחלליה מות יומת לחם כפול לחם משנה לפיכ' ראוי קרבן שלך להיות כפול וזהו שאנו אומרים במוסף של שבת להקריב בה קרבן מוסף שבת כראוי מה שלא נאמר בכל המוספין משל למלך שאמר לעבדיו הכינו סעודה לבני הכינו להם שני מיני מאכלים לאחר שסעדו צוה המלך להכין לו סעודתו אמרו לו עבדיו מה נכין לך אמר להם ולבני מה הכינותם אמרו לו כך וכך אמר להם ולי כמו כן אל תכינו יותר מבני כך הקב"ה נתן לבני ישראל לחם משנה ביום השבת לפיכ' צוה להקריב ג"כ לחם משנה וזהו וביום השבת שני כבשים

Le midrach Cho'har Tov dit que de tout les sacrifices de Moussaf, on n'en trouve pas un aussi petit que celui du Chabbat. A ce sujet le Chabbat s'est plaint devant le saint-Bénit-soit-Il qui lui répondit: "C'est bien le sacrifice de Moussaf qui te convient du fait que toutes les actions te concernat sont doubles...c'est pourquoi sied-t-il à ton sacrifice d'être double [deux agneaux et deux dixièmes de fleur de farine]. C'est ce que nous disons dans la prière de Moussaf du Chabbat: "Pour en approcher un sacrifice de Moussaf comme il convient  chose qui n'est pas dite pour les autres sacrifices de Moussaf. Cela ressemble à un roi qui a dit à ses serviteurs: "Préparez un repas à mes enfants. On prépara deux sortes de mets. Après le repas, le roi ordonna qu'on lui prépare aussi un repas. Les serviteurs demandèrent que préparer à quoi le roi répondit: "Comme pour mes enfants, ne préparez rien de plus que pour mes enfants !". Ainsi le Saint-Bénit-Soit-Il a donné aux enfants d'Israël un pain double [lorsqu'Il leur donnait la manne dans le désert], c'est pourquoi Il a ordonné d'approcher [en Moussaf] également une double part. C'est cela [qui est marqué dans la paracha]: "Au  jour du Chabbat deux moutons..."



19 Apr 2018
Chanson Israël en hébreu

Apprenez l'hébreu avec des chansons Israeliennes :


Lien vers la chanson AL KOL ELE





02 Nov 2017
Cours sur Vincennes

12 tribus 

    NOUVEAU ! 

   Nous avons le plaisir de vous accueillir les jeudi soir à 20h à Vincennes :

  •    Des cours d'hebreu pour tous publics et
  •    des cours d'études juives pour débutants ou initiés
  •  

   Participation : 14 euros

 

                                  ==> Formulaire d'inscription 




09 Nov 2016
Lekh Lekha: la 'torpeur' d'Avraham ?

 Lekh Lekha: la 'torpeur' d'Avraham ?

 Il est écrit dans la paracha de cette semaine Lekh Lekha, dans le passage du 'Brit bein Ha-betarim-L’alliance entre les morceaux’
 וַיְהִי הַשֶּׁמֶשׁ לָבוֹא, וְתַרְדֵּמָה נָפְלָה עַל-אַבְרָם; וְהִנֵּה אֵימָה חֲשֵׁכָה גְדֹלָה, נֹפֶלֶת עָלָיו.
 Le soleil étant sur son déclin, une 'tardéma' s’empara d’Abraham: tandis qu’une angoisse sombre profonde pesait sur lui  (Bereshit,15 ,12).

 Le terme de 'tardéma' est traduit par torpeur. Selon cette traduction, il y aurait une certaine contradiction entre le début et la  fin du verset. Le sommeil n’endort-il pas l’angoisse au contraire ?

Selon le midrash (Bereshit Rabba, 17,6 et 44,19) il y a en fait plusieurs sortes de 'tardéma' :
- Celle du sommeil comme celle d’Adam lorsque D. l’endort pour lui prélever sa côte en vue de créer Hava (Bereshit, 2,21).
- Celle de 'marmita'. De quoi s’agit-il ? Certains disent qu’il s’agit de la marmotte. On parlerait donc d’hibernation, d’un état plus profond que le sommeil. C’est de celle-ci dont il est question dans le livre de Samuel 1,26 à propos Saül et de ses hommes : « car tous dormaient car D. avait fait tomber sur eux une torpeur » (pour qu'ils ne voient pas David qu'ils poursuivaient).
- Celle de la prophétie dont il est question dans notre paracha à propos d’Avraham.

On peut se demander quel est le sens de cette catégorisation: Lorsque Adam est endormi pour être prélevé de sa côte, n’est-il pas anesthésié par D. de la même manière que Saül et sa suite ? De même, Avraham ne doit-il pas être endormi avant de recevoir la parole divine (Seul Moché a parlé à Hachem comme ‘un homme à son prochain’) ?

Nous voyons de là qu’un sommeil change de nature en fonction de son but. Adam qui doit être opéré ne dort pas comme les personnes qui doivent être endormies pour ne pas voir ce qui se passe autour d’eux. De même Avraham qui doit au contraire voir plus loin dans son sommeil dort d'une autre façon. Son angoisse s'explique par les révélations que Hachem lui fait à propos de l'exil futur en Egypte (et selon les midrashim tous les exils qu'allaient connaître ses descendants).
Le sommeil n’endort pas forcément, il peut au contraire aiguiser notre perception. La traduction de 'tardéma' par torpeur n’est donc peut-être pas toujours la plus exacte.

Sans transition : la Torah n’est pas un journal, mais je ne peux m’empêcher de vous faire part de ce qui m’a interpellé par ailleurs dans ce morceau de la paracha. 
En en reprenant les lettres de ותרדמה נפלה על אברם
on peut former דונלד תרמפ על ארהב ‘Donald Trump sur les Etats Unis’ avec en plus מה dont la valeur numérique est 45 (45ème président?). De quelle 'tardéma' parlerait t-on ? 
J’espère ne pas vous avoir donné envie de dormir...




10 Oct 2016
Roch Hachanna-Yom Kippour

ROCH HACHANNA-YOM KIPPOUR
LE CIEL T'AIDE, AIDE TOI !

La question de Rav I. Salanter est connue: nous couronnons D-ieu comme Roi à Roch Hachanna et nous faisons pardonner nos fautes à Yom Kippour; pourquoi n'est-ce pas le contraire? N'aurait-il pas été plus logique de se 'blanchir' avant de nous présenter au palais royal?

En fait, il s'agit d'une bonté divine de nous autoriser à vivre Roch hachanna tels que nous sommes pour que nous puissions bien nous préparer à Kippour. Car la lumière provenant du couronnement d'Hachem, du choffar, va nous conduire à la techouva, au repentir.
Nous avons besoin de cet éclairage de la part du Ciel au départ pour ressentir la proximité de D. qui va nous pousser à nous amender.

Rabbi Tsadok ha-Coen de Lublin rapporte à ce sujet (dans son livre Pri Tsadik) un verset que nous disons les matins de Roch Hachanna après la sonnerie du chofar:
'Achré ha-am yodé teroua, Hachem beor panékha yéalékhoun
Heureux le peuple sachant sonner, D-ieu, à la lumière de Ta face ils marcheront' (Psaumes 89,16).
R. Tsadok commente: "Par la lumière de la sonnerie de Roch hachanna qui doit éclairer la 'nekouda shel emet-le point de vérité' dans nos coeurs, nous méritons de pouvoir aller d'étape en étape jusque Yom Kippour où se dévoile la délivrance sensiblement'.

Un midrash cité également par le Pri Tsadik va dans ce sens à propos du psaume 27 que nous récitons depuis le début du mois d'Elloul jusqu'à la fin de Souccot:
'Hachem ori veichi- D-ieu est ma lumière et mon salut': Dit le midrash 'Ma lumière à Roch hachanna et mon salut à Yom Kippour' (Vaikra Rabba 21).

Ainsi Roch Hachanna doit nous ouvrir le chemin de ces 'asseret yemé techouva-dix jours de pénitence' avec comme point d'orgue le jour de Kippour.

Que cette année 5777 soit une année bonne et douce, une année de réussite pour tous.
תכתבו ותחתמו בספר חיים טובים
Que nous soyons inscrits dans le Livre de la Vie



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